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mercredi 14 septembre 2016

Lettre d'un mouton

Hier c'était le "Aid Eidha", les musulmans ont sacrifié un mouton pour cette occasion religieuse.
J'ai eu la chance d'échapper à ce massacre puisque je suis vieux et ne vaut plus grand chose mais j'ai beaucoup vécu et j'ai beaucoup observé l'espèce humaine. Cette espèce supérieure aux animaux qui ne cessera pas de nous surprendre.

Mon constat après ses années d'observation est que les êtres humains sont des connards égoïstes, qui n'hésitent pas à faire le pire pour arriver à leurs fins, à voler, violer et même tuer.
A chaque fois ils trouvent un argument pour justifier leurs actes impardonnables ces derniers temps c'est au nom de Dieu et de la religion qu'ils commettent les crimes les plus cruels.

Je ne comprendrai jamais ces êtres humains et leurs applications de la religion qui est censée être une religion de paix et d'amour. Pour l'Aid, ils s'endettent pour acheter des pâtisseries ou un mouton ou pour aller au pèlerinage or la religion précise que ceux qui ont les moyens peuvent faire ces choses.
Normalement le sacrifice de mes semblables doit être pour Dieu mais j'adore ceux qui disent qu'ils ont acheté un mouton pour les enfants ou pour ne pas paraître pauvre devant les voisins. 
Finalement ils s'en foutent de la religion, c'est le pseudo "statut social" qui compte le plus, Dieu attendra un autre jour.


Après l'Aid, un joli spectacle vous attend, de la saleté partout, du sang partout et chacun nettoie sa maison mais jette ses ordures dans la rue et après se plaint de la saleté; oui la saleté qu'il a causé.


Crédit photo: Oussama Haouari

Je me demande si un jour les animaux prennent le contrôle du monde que vont-ils faire pour les humains. Vont-ils les mettre dans des cages au zoo ou en faire un spectacle de cirque? Je doute, il suffit de regarder les débats télévisés pour voir ce type de spectacle déjà.
Je parie qu'il n'y aura pas de circulation ou d'effraction du code de la route si les animaux étaient en charge.
Les richesses naturelles seront préservées et il y aura moins de gaspillage, sans oublier moins de pollution.

L'être humain cet être complexe que je ne comprendrai jamais.

mercredi 31 août 2016

Les monstres sont parmi nous

Quand on était petits, on pensait que les monstres se cachaient dans l'armoire ou sous le lit. Il suffisait d'appeler ses parents ou d'allumer la lumière pour ces monstres disparaissent la peur que causait ces monstres disparaissent aussi.
En grandissant, on a découvert que les monstres étaient bien réels, certes ils ne ressemblaient pas ceux qui se cachaient sous le lit ou dans l'armoire mais ils sont plus dangereux et plus nombreux.
Ces nouveaux monstres vivent parmi nous au grand jour. Ce se sont vos membres de la famille, vos collègues, vos boss, vos voisins ou tout simplement les politiciens que vous avez élu que vous voyez dans les médias.
Chacun ses montres, la Tunisie a un grand monstre lâche qu'elle doit combattre qu'on appelle "terrorisme".
Allumer la lumière ne fera pas fuir les monstres cette fois, il faut plutôt allumer son cerveau et faire le bon choix.
Peace

dimanche 7 décembre 2014

Etes-vous tunisiens ? Alors prouvez-le !

Depuis quelques jours, une campagne d’affichage urbain créé la polémique. Cette campagne met en avant des situations du quotidien des tunisiens comme la pauvreté, la saleté dans les rues ou même le terrorisme en ajoutant à chaque fois le mot « provisoire ». On dirait que cette campagne est un clin d’œil au président provisoire Moncef Marzouki. Fin de la polémique ou presque avec de nouvelles affiches avec des messages appelant le peuple à s’unir.

Tout cela est beau mais réellement, avons-nous besoin d’une campagne d’affichage « inconnue » pour nous rappeler des problèmes du pays ou pour nous rappeler que nous sommes tous tunisiens et que nous devons nous unir ?
Chaque jour, dans la rue, dans les cafés, dans les transports publiques nous parlons de politiques ; désormais nous sommes tous des analystes politiques. Chacun exprime son avis et son point de vue à sa manière, certaines personnes présentent des arguments, d’autres insultent ceux qui les contredisent et ainsi de suite.
Les tunisiens s’expriment aussi sur les réseaux sociaux qui ont été augmenté d’audience et ce depuis la « révolution ». Les réseaux sociaux étaient aussi un pilier dans les dernières campagnes politiques pour communiquer avec « le peuple » mais aussi pour manipuler l’opinion des internautes.
Sur les réseaux sociaux, les internautes s’expriment, soutiennent des partis ou des personnalités politiques, parfois des causes, analysent l’actualité du pays (économique, politique ou même sportive ou culturelle) et même s’indigent pour une situation,  expriment leurs deuils et pleurent leur Tunisie.

La situation est critique et l’heure est grave (oui j’ai osé utilisé cette phrase ) et plusieurs d’entre nous s’attendent que le gouvernent ou le nouveau gouvernement inverse cette situation et change la donne. Dans ce cas je pose une question : croyez-vous au miracle ? Parce que tout simplement un miracle pourra permettre au nouveau gouvernement de changer complètement la situation en un temps record.



Nous blâmons le gouvernement et même la société mais avant de blâmer les autres il faut se rappeler que nous sommes société. Rester derrière son écran et critiquer les autres n’a aucun impact, sauf pour votre ego si vous récolter un bon nombre de likes sur votre statut.


Un jour Ghandi a dit « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ». Si chacun de nous essaye de faire un changement, même à petite échelle il y aura un changement.
Voici un petit exemple d’une personne qui essaye de changer les choses et de nous rappeler que la Tunisie a besoin de nous.

Il est présent à toutes les manifestations culturelles, portant un habit traditionnel, de la jebba à la chachia et le barnous pendant l’hiver et armé de sa pancarte et son message plein d’amour pour la Tunisie et d’un large sourire.
Durant les Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) il était présent chaque jour à l’avenue au centre ville de Tunis toujours avec sa pancarte et son sourire, son sourire qui ne quittait pas son visage. En le voyant une seule question traversait mon esprit : pourquoi il le fait ? Quand je le lui ai demandé il m’a tout simplement répondu parce que j’aime ma Tunisie et que nous devons rester toujours unis et essayer d’être heureux malgré nos tragédies. En lui demandant qu’est ce qui le motive pour assister à chaque manifestation culturelle et rester debout pendant des heures avec sa pancarte il m’avait répondu que c’est des gens qui l’encouragent qui lui sourient qui le soutiennent, le motive pour laisser son travail et se déplacer de Rades (où il habite) au centre ville ou à la foire du Kram ou autre.
Une  simple initiative personnelle mais le résultat est grand.



La morale de l’histoire, il faut arrêtrer les critiques et ne pas toujours blâmer le gouvernement ou la société vu que nous sommes la société. Commencez par changer les choses dans votre environnement et dans votre entourage et vous verrez le monde d’un autre angle, vous verrez un monde meilleur.




mercredi 29 août 2012

Je vis comme je peux ... dans un pays malheureux

«J’essaie , en tout cas , solitaire ou non , de faire mon Métier .
Et si je le trouve parfois dur, c’est qu’il s’exerce principalement dans l’assez affreuse société intellectuelle où nous vivons,
où l’on se fait un point d’honneur de la (dé?)loyauté
où le réflexe a remplacé la réflexion
où l’on pense à coup de slogan
et où la méchanceté essaie de se faire passer trop souvent pour l’intelligence.
Que faire d’autre alors, sinon se fier à son étoile
et continuer avec entêtement la marche aveugle, hésitante, qui est celle de tout artiste
et qui la justifie quand même, à la seule condition qu’il se fasse une idée juste,à la fois de la grandeur de son métier, et de son infirmité personnelle.

Cela revient souvent à mécontenter tout le monde.
Je ne suis pas de ces amants de la liberté
qui veulent la parrer de chaînes redoublées
ni de ces serviteurs de la justice qui pensent qu’on ne sert bien la justice qu’en vouant plusieurs générations à l’injustice.
Je vis comme je peux, dans un monde malheureux
riche de son peuple et de sa jeunesse,
provisoirement pauvre dans ses élites,
lancé à la recherche d’un ordre et d’une renaissance à laquelle je crois.
Sans liberté vrai, et sans un certain honneur, je ne puis vivre.
Voilà l’idée que je me fais de mon métier.»


Discours d'Albert Camus le 22 janvier 1958




Bien que le testament d'Albert Camus fut prononcé en 1958, ces paroles sont toujours d'actualités. 

Moi, je vis comme je peux dans un pays qui devait être heureux pour sa liberté mais qui est malheureux à cause de la bêtise de son peuple. Nous vivons dans une société de pseudo intellectuels, qui passent leur temps à nous donner de leçons de politique et nous dicter comment vivre cette transition. 
Nous nous sommes égarés de notre droit chemin pour aller à droite et à gauche en quête de gloire personnelle. Les pauvres sont plus pauvres, les nécessiteux sont toujours en nécessité et les aisés crient liberté, liberté de pense, liberté de vivre et même liberté de baiser. Des libertés dont les pauvres n'ont même pas le droit à y penser. Et nous parlions de révolution !

Je vis comme je peux dans un pays malheureux où les lâches et les menteurs sont les centres d'intérêt , où les médias étrangers nous lynchent sans intérêt où la bêtise humaine de mes frères est infinie. Je vis comme une étrangère.  

mercredi 4 janvier 2012

Bonne année mon cul

Bonne année, meilleurs vœux, que cette année nous rapporte paix prospérité... ce sont les phrases que je répété ou qu'on me les répète depuis presque une semaine sachant qu'au fond je n'y crois pas.

Pour commencer, un jeune à Sidi Bouzid accueille la nouvelle année en s'immolant par le feu sous prétexte qu'il veut être mémorisé comme le premier martyr de 2012.
Morale de l'histoire: Même en 2012, la connerie humaine frappe fort et l'immolation est encore en vogue et à ce qu'il paraît qu'on va organiser une émission de télé-réalité pour élire le martyr de l'année .

Un autre homme mais à Tunis s'immole par le feu mais les médias restent le bec cloué.
Morale de l'histoire: une preuve de plus que l'immolation est en vogue sinon pour ce qui est des médias on s'est heureusement habitué.

Les photos de Sakher et Nesrine El Materi fêtant le réveillon 2012à «La Cigale» de Doha sur le web et voila que ma timeline est inondée de ces photos et tous les admins des pages et les propriétaires des sites web les partagent. Pour eux, c'est un scoop! Or aux dernières nouvelles (qui datent de 2011) Sakhr et son épouse ainsi que ses beaux parents ont quitté La Tunisie plein aux as donc qu'ils fêtent le réveillon en compagnie de Nancy Ajram ne m'étonne pas personnellement.
Morale de l'histoire: en 2012, les photos "leakées" (Seul Dieu sait qui a leaké ses photos) de l'ex famille présidentielle continuent à exciter les internautes tunisiens #rassurant

Aujourd'hui 4 janvier, les forces de l'ordre ont repris leurs veilles habitudes en tabassant des journalistes pendant une manifestation devant le ministère de l'enseignement supérieur.
Morale de l'histoire: comme on dit All Cops Are Basrads et qui a dit qu'ils pouvaient oublier leurs mauvaises habitudes?
Sinon que serait le nouveau peuple tunisien (nouveau grâce à la liberté et à la démocratie) sans manifestations et sans sit-in. Donc, les manif et les sit-in restent en vogue pour 2012.

Pour revenir en bref sur 2011, un dictateur a dégagé, nous avions profité de notre liberté et notre démocratie pour faire pleins de conneries et nous avions voté. Personnellement l'ancre bleu est restée sur mon ongle presque trois semaines pour me rappeler "ce moment historique". Il y a eu des manifs, des sit-in, des couvres feu, nous avons fait la connaissance de Jalel Brick et un nouveau président a été élu. Malgré que les élections de l'assemblée constituante ont eu lieu avec démocratie (j'adore ce mot et j'essaye de le placer dans chaque phrase)mais les résultats de ces élections et le président élu par cette assemblée sont controversés. Ironique,non?

Autre chose découverte après le départ de Ben Ali, c'est la pauvreté dans certaines régions oubliées de la Tunisie. Loin des discours politiques et de la langue d bois, que l'on soit salafiste ou laïque ou voir même franc-maçon ( nouveaux adjectifs parus après la révolution), ces personnes sont des citoyens tunisiens, tout comme moi et toi. Certains de ces personnes, n'ont même de maison pour les abriter, de vêtements pour les couvrir et parfois même pas de nourriture. Une vague de froid frappe le pays et on est là à se moquer du barnous du président. Ce même président qui trouve que le fait de rappeler au peuple que le réveillon n'est pas une coutume musulmane est plus important que de trouver une solution à ces tunisiens négligés et oubliés.

Bonne année 2012 et que cette année soit l'année des tunisiens oubliés. Qu'aucun tunisien ne reste sans abris ou sans nourriture ou sans vêtements.

mardi 15 novembre 2011

Cher tweeple quel schtroumpf es-tu?

Sur Twitter,particulièrement sur Tnlabs, je vois de toutes les couleurs chaque jour. L'année dernière, ma chère amie Sarah Ben Hamadi a écrit un post assez intéressant "Twitter au pays des Schtroumpfs", classant les tntweepls dans des catégories. Chaque tweeple était comparé à un schtroumpfs. Sauf que depuis la date de la publication du post et à ce jour, de nouveaux tweeples sont arrivés sur la twittosphère tunisienne et y'en a même qui ont migré vers d'autres catégories.
Une nouvelle classification s'impose alors et nous donne:

1. Le Grand Schtroumpf-tweeple: il se proclame l'ancêtre de twitter, le gourou du web, Mr 2.0 ou 3.0 qui sans lui la toile n'aura pas eu lieu

2. Le schtroumpf-tweeple courant (et pas ordinaire) : il passe sa journée à courir, d'un endroit à l'autre.Et comment on le sait ? Dieu bénisse Foursquare. Il check tous ces déplacements, même les plus intimes (aux chiottes par exemple)

3. Le schtroumpf-tweeple ordinaire (et pas courant) : il est là, toujours connecté sur Twitter, 24h/24 et 7j/7. Généralement il est là sans rien faire juste pour dire bonjour ou bonsoir ou bon appétit

4. Le schtroumpf-tweeple moralisateur: c'est le Mr sais-tout de tnlabs, aucun sujet ne lui file entre les doigts.Il connait toutes les réponses et peut résoudre tous les mystères ( même qui a tué Kennedy)

5. Le schtroumpf-tweeple boudeur: éternel insatisfait, il passe sa journée à se lamenter et à s’apitoyer sur son sort.

6. Le schtroumpf-tweeple musicien: ou je dirais plutôt mr DJ de TnLabs. Il n'arrête pas de tweeter sa playlist.

7. Le schtroumpf-tweeple étonné: celui-là croit encore au père Noel. Tout l'étonne et il finit souvent ses tweets avec les hashtags #WTF ou #OMG

8. Le schtroumpf-tweeple gourmand: il n'arrête pas de nous twitter des photos de sa bouffe à tout moment. Parfois, il enfile le tablier de Martha Stwewart pour nous tweeter des recettes de ses plats favoris

9. Le schtroumpf-tweeple amoureux: véritable allié de Cupidon, ses tweets se résument à des cœurs envoyés à sa schtroumpette-tweeplette

10. Le schtroumpf-tweeple imploi: il a zéro respect pour ses followers et se permet de tweeter tout ce qui lui passe par la tête sans réfléchir

11. Le schtroumpf-tweeple coquet: se prend tout le temps en photo même si on lui dit des centaines de fois qu'il est loin d'être photogénique et que parfois il est effrayant ou dégoûtant (ça dépend des situations)

12. Le schtroumpf-tweeple grognon: rien ne lui plaît, un éternel insatisfait et lorsque quelques personnes de son entourage se mettent d'accord sur un truc, il est le seul à ne pas être d'accord et à avoir un avis différent des autres

13. Le schtroumpf-tweeple farceur: humour et sarcasme sont toujours présents dans ces tweets et parfois humour noir et blague mal déplacée animent ses tweets

14. La schtroumpette-tweeplette: entre raconter sa life sur twitter, ses sorties et mêmes ses parties de jambes en l'air

15. L'apprenti schtroumpf-tweeple: un nouvel oeuf qui vient de débarquer sur TnLabs cherchant à comprendre ce qui se passe mais à aussi se faire de nouveaux amis et avoir évidemment le maximum de followers

16. Le schtroumpf-tweeple reporter: il tweete des informations d'ici et d'ailleurs, aucune nouveauté ou actualité ne lui échappe.Il est plus efficace que les flux RSS

17. Gargamel: c'est le méchant qui agresse toute le monde avec ses tweets et ne rate personne. Tout simplement le trou du cul de Tn Labs

Jusque là, tous les schtroumpfs cités ont été inspirés du dessin aminés, mais puisqu’en Tunisie on est unique, les schtroumpfs qui vont suivre n’existent qu’en Tunisie. Ils sont bel et bien unique mais pas du côté positif.

18. Le schtroumpf-tweeple révolutionnaire : c’est grâce à ce shtroumpfs que la Tunisie est libre. Sans ses tweets Ben Ali ne serait pas parti. Je me demande que deviendrions-nous sans ses précieux tweets. Que Dieu bénisse son iPhone.

19. Le schtroumpf-tweeple influent : il influence qui ? personne ne le sait. Influent dans quel domaine ? Bein tout, foot, politique, mode, environnement,… il est influent. Surtout ne vous demandez pas comment, y a des gens qui y croient et en Tunisie, yes we can, tout est possible

20. Le schtroumpf-tweeple grande gueule : sa spécialité c'est le clash. Gare à toi si ton tweet passe sur sa time line et qu’il ne l’approuve pas. Il va te casser avec ses tweets. Redoutable et débonnaire derrière son écran et son clavier, timide et inoffensif dans la vrai vie.

Pour résumer,chaque tweeple peut s'identifier dans un ou plusieurs schtroumpfs-tweeples. Personnellement, je suis 3 schtroumpf-tweeple à la fois, et vous?

jeudi 14 juillet 2011

Pour une Tunisie libre, libérez Samir Feriani

6 mois déjà depuis notre chère révolution. 6 mois sont déjà passés sans ZABA et sans sa dictature. Nous sommes libres depuis 6 mois. Mais malheureusement je n’arrive toujours pas à ressentir cette liberté ni à me réjouir de cette révolution. La manipulation est encore au rendez-vous, le fantôme mauve rôde encore dans mon pays. Même les anciennes pratiques de l’ancien régime existent encore sans que personne, en particulier gouvernement et médias nationaux, lèvent le petit doigt pour faire changer les choses.

Ces quelques lignes sont dédiées à Samir Feriani, l'officier de police en détention militaire depuis le 29 Mai 2011 pour avoir dénoncé les abus et les «dysfonctionnements» au sein du ministère de l’Intérieur.

Pourquoi supporter la cause Libérez Samir Feriani ?

parce que nous n’aurons pas de révolution sans une vraie liberté d’expression, sans que les institutions républicaines soient exorcisées de ce fantôme mauve, sans le respect des droits de l’homme. Arrêtez des personnes dans le rue brusquement, les agresser ou les menacer ou même les intimider, toutes ces pratiques devraient être finies avec l'écroulement des années mauves.
Des artistes et des activistes soutient déjà cette cause en attendant que le reste des tunisiens se réveillent ou peut être finissent leurs vacances d’été.



Comment la cause Libérez Samir Feriani

-Page de soutien facebook de Samir Feriani
-Sur Twitter, utilisez le #FreeFeriani
-Pour les bloggeurs, mettez le Widget pour afficher votre soutien à Mr Feriani. (Le code du Widget)
-Signez la pétition en ligne




You can't trust freedom when it's not in your hands when everybody's fightin' or their promised land


A lire aussi:
-Ne laissons personne nous prendre ce que nous avons chèrement payé [#freeferiani] sur Nawaat
-Les acquis de la Révolution (2) sur Débat Tunisie
-Les autorités devraient libérer un officier de police qui avait tenté de dénoncer d’éventuelles exactions sur Human Rights Watch
-Le 14 janvier 2011, 3 mois après…the song remains the same sur ce même blog

mercredi 13 avril 2011

Le 14 janvier 2011, 3 mois après…the song remains the same

Tout d’abord, je tiens à me confesser. Moi qui ai appris, durant mes 27 ans d’existence, à ne jamais m’intéresser à la politique, à considérer la politique comme un tabou ou un pêché, ne comprends toujours rien en politique, même après le 14 Janvier 2011.

Le 14 Janvier 2011 est une date qui restera à jamais gravée dans la mémoire du peuple tunisien. C’est le jour qui a marqué le monde arabe. Et depuis, les peuples arabes ont décidé de faire tomber la dictature de leurs présidents. Mais n'oublie pas que la révolution tunisienne a commencé bien avant le 14 Janvier, avec des cyber-activités pour dénoncer la dictature et la censure pour arriver au 17 Décembre 2010 à Sidi Bouzid, date de la première étincelle de la révolution suite à l’immolation de Mohamed Bouazizi.

Grâce à son peuple, la Tunisie a retrouvé sa liberté, sa dignité, ses droits, plein de choses (vous connaissez surement la liste des choses retrouvées). On a tout retrouvé depuis cette date, tout sauf le téléphone portable de l’ancien ministre Farhat Rajhi (si Derrick était encore en vie il aurait surement retrouvé le voleur).
Je suppose que plusieurs personnes qui y ont participé ont sorti leurs voitures de leurs garages, ils sont allés à Tunis, ils ont bien garé leurs voitures, ils ont crié des slogans devant le ministère puis ils sont repartis chez eux, avant même l’intervention des forces de l’ordre, dans leurs voitures qu’ils ont remises à leurs garages. Leurs discussions à cette époque se résumait à des phrases du genre « Ah wé j’ai participé à la manif » « Mes amis et moi n’avions pas cessé de crier Dégage » voire même « c’est grâce à notre manif que nous sommes libres »….

Sinon y’a ceux, surtout en dehors du Grand Tunis, à Kessrine par exemple, qui ont commencé les manifestations depuis l’immolation de Bouazizi et qui ont reçu avec joie les balles des policiers.

J’ai vu plusieurs photos du 14 Janvier, celles publiées par les médias et les photos personnelles de certains amis sur Facebook ou sur des blogs, et j’ai constaté qu’il y a eu deux types de photos pour un même peuple et pour le même évènement, des photos de gens qui défient les forces de l’ordres de l’ancien régime et des photos de gens qui sont allés passer du bon temps, bien lookés, bien maquillés même et qui ont pris des photos pour mémoriser ces instants de "révolte", des photos qui me rappellent les tapis rouges des événements hollywoodiens. Pour info, je ne juge pas, je pose juste des questions...

Puis c’est le désordre total, de milices de l’ancien régime qui sèment la terreur dans les rues, des grèves et des sit-in à longueur de semaine, économie nationale et tourisme menacés, valeurs boursières en chute libre, des usines qui ferment, des milliers d’immigrants clandestins en Italie, et la touche finale des rues sales et puantes.

Par contre les médias nationaux, en particulier la télévision, on ôté le masque mauve puisqu’ils ont retrouvé leurs libertés d’expression. Et résultat, chacun insulte et lynche les autres, tout dépend des intérêts bien sûr (par exemple ce qu’a fait Nessma pour nuire à Gannouchi).

Mais malgré qu’ils aient, normalement, ôté le masque mauve, ils continuent à nous prendre pour des attardés ou des cons. On nous montre la vidéo de l’argent et des bijoux retrouvés au palais présidentiel de Sidi Bou Said. Cette vidéo laisse plusieurs questions sans réponses. Puis, ils ont commencé à nous présenter un feuilleton policier qu’on devrait appeler « Bil amni wal amén m3a al chorta ». La super police a arrêté des voleurs, des bandits, des vendeurs de drogues, des vendre d’alcool clandestins. Nulle ne peut fuir à notre police.

Mais nos chères chaînes de télé semblent avoir oublié que la génération Facebook a grandi avec les séries policières comme l'inspecteur Gadget ou le détective Conan, puis ça a continué avec les inspecteurs Derrick et Columbo. Et puis, l’obsession par les séries américaines, CSI Miami, CSI NY, CSI, Numbers, Criminal Minds, et même Dexter, y’en a pour tous les goûts, donc chère chaînes de télé tunisiennes arrêtez de nous prendre pour des dupes. Même des amateurs peuvent réaliser des vidéos sur le travail des policiers plus crédibles que les leurs.

Peu être je suis trop pessimiste mais je suis inquiète et anxieuse pour notre Tunisie. Les pauvres et démunis sont toujours pauvres et démunis. L’économie du pays va mal. On ne se sent plus en sécurité dans les rues et surtout la nuit. Les islamistes préparent leur come back après 23 ans d’exil. Il y a toujours des politiciens qui veulent leurs parts du gâteau. Un photographe, Abdallah Ben Saïd, connu pour ses reportages sur la révolution tunisienne avant et après le 14 janvier, a été arrêté le 8 avril. Sa famille est sans nouvelles depuis, et ne sait même pas où est-ce qu'il est détenu. On entend encore parler de certains événements via les réseaux sociaux comme pour Djerba et Metlaoui mais c’est le black out total dans les médias.

Je sens toujours la manipulation et le mensonge. Mais qui nous manipule ? Pourquoi ? Avec qui ? Qui croire ? Tant de questions... Avant, on savait qu’on était manipulé et on savait qui nous manipulait mais on a appris à vivre avec. Maintenant, on est si aveuglé par la liberté qu’on n’arrive pas à voir la réalité qui saute aux yeux.
Nous, qui avons vécu des années sous la dictature, avions rêvé du jour où nous pourront discuter de politique librement. Maintenant, on en parle partout, dans les cafés, dans les lieux de travail, dans les moyens de transports, chez le coiffeur/euse, et même dans les hammams. Mais le problème, c’est qu’on parle de politique et de l’avenir du pays comme on parle de légumes ou d’un feuilleton turc.
Nous, qui avons vécu des années sous la dictature, sommes assoiffés pour la liberté d’expression. Mais de mon côté, je n’arrive toujours à m’exprimer librement et je continue à m’auto-censurer. Et je suis sûre que si je m’exprime ouvertement à propos de choses que je vois ou des situations que je rencontre, il y aura des conséquences déplaisantes. Et je suis persuadée que je ne suis pas la seule.

Zaba est peu être parti, son RCD est peu être dissout mais les racines de l’ancien régime sont toujours là. Les pratiques et les habitudes apprises à cette époque y sont encore. Moi, je vois le fantôme mauve rôder dans les rue vides de la Tunisie et ce qui m’inquiète le plus c’est l’aveuglement de mon peuple.

You can't trust freedom when it's not in your hands when everybody's fightin' or their promised land



P.S: Cet article n’a pas été rédigé pour vous demander de vous réveillez ou de faire attention.




 

dimanche 13 février 2011

La Caravane du Kassrine qui m'a aidé à y voir plus clair

Le dimanche 13 Février, et pour fêter un mois de liberté, j’ai participé à la caravane qui s’est dirigée vers Kassrine.

J’ai été surprise de voir le nombre de personnes qui y étaient. Dès le départ, nous avions reçus un cd qui regroupé les chansons de la révolution. Un pure bonheur que nous avons écouté et ré-écouté tout au long du trajet.



Pour faire court et vous épargner les détails de ce voyage je vais directement parler d’un village où nous nous sommes arrêtés. Il y avait une foule et les voitures ne passaient qu’une par une. Je suis descendue pour voir ce qui passait et il s’est avéré que les habitants de ce village ont égorgé un mouton en guise de bienvenue et toutes les voitures devaient passer sur le sang de ce mouton. L’accueil de ces villageois été très chaleureux. Tout le monde était là pour saluer les participants à la caravane : hommes, femmes, personnes âgées, adolescents et même des bébés. J’ai un peu discuté avec une fille et qui m’avait informé que son village s’appelait « Echraya3 ». Mais lorsqu’elle me parlait je n’arrivais pas à la regarder dans les yeux pour la simple raison que je ne connaissais même pas le nom de son village et avant ce jour je ne savais pas qu’il existait.

Elle m’a remercié pour avoir pris la peine d’aller à Kassrine. Elle m’a aussi dit une chose qui restera gravée dans ma mémoire à vie : nous sommes tous des tunisiens. Il est vrai que sur nos pièces d’identités la nationalité marquée est tunisienne mais ça s’arrête là. Comment je peux dire que nous sommes toutes les deux tunisiennes or je ne savais même pas que son village existait ? Est-ce l’ancien gouvernement qui m’a empêché de connaître les quatre coins de mon pays ? C’est l’ancien gouvernement qui m’a empêché de savoir qu’il y avait des personnes nécessiteuses dans des zones lointaines et oubliées ? Ou peut être que je ne connaissais pas ce village ou le village qu’on a dernièrement montré à la télé parce que les chaînes de télés ne les montraient pas.

Les habitants d’Echraya3 étaient des tunisiens et ceux qui ont participé à la caravane étaient des tunisiens aussi. Mais il y avait une grande différence. Même en observant les enfants de ce village et les enfants qui faisaient partie de la caravane la différence était flagrante : les enfants de la caravane venant de Tunis étaient bien habillés et bien lookés. Ils portaient des bottes ou des espadrilles. Sur leurs pulls il y avait la photo de leurs personnages Disney favoris sans oublier le papillon dans les cheveux pour quelques fillettes. Certains enfants du village ne portaient même pas de chaussettes alors qu’on était en hiver et je vous laisse le soin d’imaginer le reste.



Nous avons repris le chemin pour arriver Kassrine et comme d’habitude tous les habitants étaient dans la rue pour nous accueillir et ils ne cessaient de répéter « Merci d’être venus ». Ils ont préparé le déjeuner pour les centaines de gens venus. Dans la foule, j’ai rencontré Maram, un bébé âgé de deux ans qui a perdu la parole. On lui a tiré une bombe à lacrymogène et lorsqu’un un jeune de son quartier courrait dans la rue pour essayer de l’amener à l’hôpital parce qu’il n’y avait pas d’ambulance on lui a tiré une balle dans la jambe. La petite Maram a depuis perdu la parole et ces cordes vocales ont été touchées sans parler des autres effets de la bombe sur le bébé. La mère de Maram devrait l’emmener à l’hôpital à Tunis sachant qu’elle n’est jamais venue à la capitale et que surtout qu’elle n’a pas les moyens pour faire soigner sa fille. Maram a une grande sœur qui a 14 ans. La sœur de Maram est la première de sa classe avec 17 de moyenne. C’est une très belle fille mais on ne pouvait pas voir sa beauté à cause de son look négligé. Cette fille essayait de travailler et d’aider ces parents. Je me rappelle qu’à 14 ans je voulais que mes parents m’achètent un scooter pour me déplacer et que je devais impérativement avoir les dernières baskets Nike Air à la mode. En voyant les tongs que portait la sœur de Maram je pense qu’elle voulait juste une paire de baskets.



La journée du 13 Février 2011 restera gravée dans ma mémoire à jamais. J’ai appris que la Tunisie ne se limitait pas aux grandes agglomérations et que j’avais surtout envers les tunisiens qui vivent dans les villages oubliés par le gouvernement et par le peuple. La révolution nous a rapproché et l’union ne s’est pas limitée à affronter l’ancien régime mais elle doit continuer pour que chaque tunisien ait un minimum de nécessité et de richesse.

dimanche 2 janvier 2011

Homeless has a name

On new year's eve, people had the choice between spending that night out or staying at home with family and friends. But there are people who don't have that choice because they're already leaving out. They're homeless.



They didn't choose to live in the street. Circumstances made them live that way. Who wants to spend this live in a carton box on the street?
Even every day is a struggle for a homeless person, people passes by them every day and don't care about them, like they're invisible. And even when they ask for money, those people think that the homeless will buy drugs. They also think a homeless is tramp and he deserves it.


An estimated 100 million people are homeless worldwide (Source: United Nations Commission on Human Rights, 2005)

Besides the weather and the hunger, homeless people are trying to stay safe. Sometimes, they’re beated and even raped (particularly for women) or killed. I remember that I saw a documentary about a homeless man who was on the marines. He was wearing he’s military clothes and sad that he served in Iraq but and I guess his country didn’t serve him back by giving him a warm place called home.

Every homeless has a story. Invisible.tv tries to make the invisible visible, to share those stories and let the world notice those poor people I hope these people.

Invisible people is dedicated to capturing real stories by real people bringing visibility to the issues of homelessness. The stories are told by real people in their own very real words. They're raw, uncensored and unedited.



Please always remember, the homeless people you’ll ignore today were much like you not so long ago. So have some mercy who knows.

mercredi 24 novembre 2010

Le port de la jupe comme solution pour les femmes violentées

Le 25 Novembre est proclamé Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

« Les Nations Unies définissent la violence à l'égard des femmes de la façon suivante tous les actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.

La violence à l'encontre des femmes peut revêtir différentes formes: sévices sexuels, corporels ou psychologiques infligés par un partenaire intime; sévices corporels ou sexuels infligés par des membres de la famille ou autres; harcèlement sexuel et sévices sexuels exercés par des personnes incarnant l'autorité (enseignants, représentants des forces de l'ordre ou employeurs); trafic pour travail forcé ou prostitution forcée; et pratiques traditionnelles telles que mariages forcés ou mariages d'enfants, violence liée à la dote; crimes d'honneur commis contre les femmes pour laver l'honneur de la famille. En situations de conflits, le viol systématique est une autre forme de violence exercée à l'égard des femmes ». *

À l'échelon mondial, 1 femme sur 5 déclare avoir subi des violences sexuelles pendant son enfance. Les chiffres sont effroyables et je vous laisse le soin de les découvrir dans cette photo.




L'association Ni Putes Ni Soumises a organisé l’évènement « Toutes en jupes » à l'occasion de la Journée Internationale contre les violences faites aux femmes.
Jusque là j’ai apprécié les actions de cette association, mais pou l’évènement « toutes en jupes » je reste perplexe.

La jupe symbolise depuis très longtemps le genre féminin. Même la tentative de Jean Paul Gautier d’intégrer la jupe dans la tenue vestimentaire des hommes en 1985 était un échec total. Et malgré qu’il existe des personnes et associations qui revendiquent le port de la jupe par les hommes, ce vêtement reste spécifique aux femmes.
Mais si on revient un peu en arrière dans l’histoire, la jupe faisait partie des tenues vestimentaires des hommes (rappelons nous les romains, les pharaons, Russell Crow dans Gladiator :p)

La jupe, la mini jupe en particulier, évoque la libération des femmes mais elle soulève à sa manière la question du genre et de la sexualité pour les femmes et les hommes. Or la lutte pour l’égalité des sexes ne date pas d’hier. Et le port du pantalon par les femmes est issu de cette lutte.

En plus, la loi qui interdit le pantalon sur une femme date du 17 novembre 1800. A l'époque, une femme qui voulait porter un pantalon devait obtenir la permission de la police. Donc le fait de porter à leurs guises a été une révolution pour les femmes.

L’évènement de « Touts en jupe » aura lieu en Tunisie aussi et j’ai remarqué, que malheureusement et comme d’habitudes, certaines personnes ont laissé l’objectif de cette action à côté pour en profiter du port de la jupe et de l’exhibition ou de la féminité et la sensualité pourrait que pourrait apporter ce bout de tissu.

Je tiens à rappeler que le harcèlement est une forme violence. Donc si je résume : Porter une jupe pour lutter contre la violence à l’égard des femmes peut conduire à l’harcèlement pour certaines filles et l’harcèlement est une forme de violence et on revient à la case départ.

Pour finir, je pose une question : En voyant, l’image ci-dessous, pensez-vous que le port d’une jupe ou même d’un pantalon (voir ce balader à poil) pourra résoudre le problème de la violence de cette femme ?



«La violation des droits de l'homme la plus honteuse se caractérise sans doute par la violence à l'égard des femmes. Elle ne connaît pas de clivages géographiques, culturels ou sociaux. Tant que des actes violents continueront d'être perpétrés, nous ne pourrons prétendre à des progrès pour atteindre l'égalité, le développement et la paix» Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies

samedi 20 novembre 2010

L’hypocrisie 2.0

Selon le dictionnaire Larousse, l’hypocrisie est un nom féminin qui signifie :
« Attitude consistant à dissimuler son caractère ou ses intentions véritables, à affecter des sentiments, des opinions, des vertus qu'on n'a pas, pour se présenter sous un jour favorable et inspirer confiance : L'hypocrisie de la société mondaine. »

Maintenant on passe à l’hypocrisie 2.0 (vu l’émergence du web 2.0 et la place des médias sociaux particulièrement Facebook et Twitter, dans nos vies.
Bon comment ça se passe ? C’est simple et facile. Je vais commencer par l’exemple de Facebook.

Dans la vraie vie (loin de la virtuelle, je précise ce détail parce que j’ai constaté que certains n’arrivent pas à faire la différence entre les deux) on se connait pour une raison ou pour une autre (on a été dans la même classe, on fréquentait les mêmes personnes, on est collègues…) mais on ne s’apprécie pas. Je t’envoie quand même une demande d’ajout sur Facebook. Tu es con et tu m’acceptes. Première chose à faire ? Voir toutes tes photos et bien sûr à chaque fois que je vois un « compliment » sur une photo, je me dis : « Quel imbécile ! Regarde la tronche qu’il fait sur cette photo ! Je hais son t-shirt, il est vulgaire, il n’a pas mieux à faire que de se prendre en photo quel con !!! … » Le comble, c’est d’être accompagnée d’une autre personne dégénérée pour voir les photos et faire les « compliments ».

Après avoir vu et revu toutes tes photos je, comme tout hypocrite 2.0 qui se respecte, je clique sur le fameux j’aime en parcourant tes photos, la plupart du temps celles que j’ai le plus critiquées en me disant « il est vraiment à côté de la plaque s’il croit que j’aime vraiment. LOL»
Et c’est le début d’une belle relation virtuelle basée sur l’hypocrisie 2.0 qui commence.

Bien sûr, je fais la veille sur ton profil 24h/24 (ça peut être par curiosité, ou comme certains pour des raisons « professionnelles ») et je surveille tes statuts, les événements auxquels tu participes, les vidéos que tu partages… Et avec les vidéos partagées on revient au fameux j’aime. Tu partages ma chanson préférée, je me dis « lui aime ce genre de musique? Maintenant ce n’est plus ma chanson préférée à cause de lui» et puis je clique j’aime et parfois tu as même droit à un bonus, j’ajoute un commentaire disant « merci pour la vidéo, j’adoooooooore cette chanson ». Deuxième cas de figure, tu partages une vidéo qui n’est pas à mon goût, je me dis « euh beurk mais c’est quoi cette chanson ! Il ose partager ça ? » et je clique sur j’aime !!!
Facebook a le mérite de nous rappeler les anniversaires de nos « amis ». Un bon hypocrite 2.0 doit toujours souhaiter un joyeux anniversaire à ses amis sur Facebook et leurs présenter tous ses vœux de joie et de bonheur même s’il déteste cette personne et souhaite réellement la voir crever, de préférence en enfer.

Pour finir, je te soutiens toujours : tu partages une vidéo ou article pour ton blog, ton travail ou autre, je partage aussi. Je t’aide à créer le « buzz ». Tu poses une question, je suis le premier à te répondre. Je suis serviable. Tu donnes ton avis à propos de quelqu’un ou quelque chose, même si je pense le contraire, je prétends d’avoir le même avis.

Le plus beau dans l’histoire c’est que lorsqu’on se croise dans la vraie vie, chacun regarde dans une autre direction ou bien si on fait l’effort un petit sourire jaune ou haussement de tête feront l’affaire.
Après ne me demandez plus pourquoi je suis toujours hors ligne ou pourquoi mes photos sont inaccessibles….

PS : J’ai présenté l’exemple de Facebook, mais ceci s’applique par analogie à tout autre réseau social vu que les hypocrites 2.0 ont des parasites qu’on trouve partout.




Article publié sur le blogzine tunisien A7ki

jeudi 9 septembre 2010

Les chiffres qui font la différence

On se soucie beaucoup de certains nombres tels que le nombre d'amis sur Facebook, le nombre de buts marqués par notre équipe préférée, le nombre d'épisodes dans la nouvelle saison de notre série préférée, le score d'un jeu sur Facebook, le nombre de commentaires au dernier billet ou article, le nombre de mails reçus,...
Ces chiffres n'ont aucune incidence sur le monde extérieur.



Réellement, il y a plusieurs chiffres plus importants et auxquels on ne s'intéresse pas:

-Nombre de sourires que vous avez causé aujourd'hui
-Nombre d'aides que vous avez donné aux autres
-Nombre de repas distribués aux pauvres durant le mois saint
-Nombre de fois où vous montrez à vos parents que vous leurs êtes reconnaissant
-Nombre de fois où vous avez salué ou souri à un inconnu dans la rue
-Nombre de martyres en Palestine
-Nombre de personnes sans abris au Pakistan
-Nombre d'hommes tués et de femmes violées en Iraq
-Nombre de personnes qui meurent à cause de la famine dans le monde
-Nombre d'animaux en voies de disparition
-Nombre d'animaux tués pour vous servir comme repas ou comme manteau...

La liste est longue, si vous avez des suggestions, n'hésitez pas à les ajouter dans vos commentaires.

Inspiré par : Chris Brogan

mardi 7 septembre 2010

La SNTRI se soucie de ces clients

Je me suis rendue aujourd'hui à la gare routière de Bab Saadoun pour prendre un coli qui m'a été envoyé de Bizerte. Le coli n'y était pas et l'employé au guichet ne sait même pas soucié de me répondre convenablement. Avant 17h, tous les guichets étaient fermés et il n'y avait qu'un seul bus vers Tastour. Aucune information, aucun employé pour répondre aux interrogations des gens. Il y avait un seul employé qui s'est contenté de dire qu'il y a pas de chauffeurs pour conduire le bus. La gare routière était remplie de gens qui se dirigeaient vers plusieurs du pays.
c'est vraiment malheureux de voir des femmes, des enfants, des personnes âgés courir avec leurs grand sacs de bagages en espérant rattraper un bus qui ne démarrera pas.
A ma connaissance, les voyages doublent en cette période de fête et les employés doivent veiller à ce que les voyageurs passent un bon voyage. Ce qui est loin d'être le cas.
Même le numéro bleu mis à la disposition du client 24h/24 ffiché sur le site ne fonctionne pas.
D'après ce que j'ai entendu à la radio, le SNTRI a augmenté le nombre de voyages pour satisfaire ses clients surtout en cette période de fête. De plus, sur leur site internet, elle affirme avoir 606 employés.
Parmi ces 606 employés, où sont passés les chauffeurs des bus?

samedi 1 mai 2010

Les tunisiens et les livres

Aujourd'hui, vers 11 h, je passais devant la foire du livre.J'ai passé un bon moment coincée dans l'embouteillage. Il y avait des centaines de voiture. Le parking de la foire était presque complet et les gens se garaient aux parkings extérieurs.



En voyant tout ça, j'était à la fois heureuse et étonnée.Heureuse de voir qu'il y a encore des tunisiens qui vont à la foire du livre (de plus c'est un jour férié) et étonnée parce que je croyais que les tunisiens ne s'intéressaient plus aux livres.
Et je me suis dit: peut-être qu'il y avait autre chose dans la foire. Par exemple des femmes nues, de beaux mecs célibataires, de l'alcool à volonté pour les visiteurs, un jeu pour gagner la maison et la voiture de rêves...
En tout cas, l'essentiel ce n'est pas le nombre des visiteurs, ce qui importe vraiment est que ces visiteurs achètent des livres et qu'après ils lisent ces livres.

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